Incidence de l’ammoniac sur le bien-être de la volaille


Chercheur principal

Alexandra Harlander, Université de Guelph

Année de réalisation

2013-2018

Objectif global

  • Étudier le comportement alimentaire par rap-port à la présence de fumier.
  • Étudier l’exposition chronique à l’ammoniac sur l’état physique et le comportement dans des exploitations commerciales.
  • Étudier les effets de l’ammoniac atmosphérique sur la souplesse comportementale.
  • Évaluer l’effet de l’administration d’un régime faible en azote sur la capacité cognitive et le risque de syndrome de stéatose hépatique hémorragique.

Résultat

  • Les pondeuses passent moins de temps à la recherche de nourriture et s’alimentent plus lentement dans les environnements ammoniaqués (25 ppm et 45 ppm d’ammoniac) qu’à l’air frais (0 ppm d’ammoniac).
  • Les pondeuses se comportent différemment selon que le mélange air/ammoniac (NH3) provient d’une source naturelle ou artificielle.
  • Le nombre d’activations des convoyeurs à fumier n’a pas influencé le nombre d’événements d’alimentation dans des cages aménagées.
  • Les pondeuses sont prêtes à travailler pour accéder à un substrat de litière, et les résultats suggèrent que les pondeuses présentent une préférence relative pour une litière propre (copeaux de bois) plutôt que pour un substrat de litière qui a été présent durant toute leur vie (litière insalubre). Les pondeuses ont exercé 1550 g de force pour ouvrir la porte afin d’avoir accès à des substrats de litière.
  • Dans les cages aménagées, les pondeuses ont visité plus fréquemment les tapis de grattage souillés par les déjections et y ont passé plus de temps à chercher de la nourriture que sur les tapis de grattage propres, ce qui démontre l’importance des substrats à fouiller dans les cages aménagées.
  • Les plus fortes concentrations d’ammoniac, atteignant une valeur maximale de 35 ppm, ont été observées durant les mois d’hiver.
  • L’administration à court terme d’un régime faible en azote ne semble pas avoir d’effets défavorables sur les capacités cognitives et comportementales des pondeuses. Dans la même étude, plus de 75 % des poules ont réussi à résoudre la tâche motrice inédite qui leur était assignée et ont réussi à inverser l’association apprise antérieurement, ce qui démontre une souplesse comportementale.
  • Les oiseaux ont démontré une nette préférence pour l’alimentation et la recherche de nourriture sur un substrat exempt de déjections. Toutefois, une quantité considérable de substrat a été consommée à partir de l’alimentation contenant des déjections (61,6 g d’alimentation contenant des déjections par oiseau par jour). La consommation de déjections ne semble pas influencer la capacité de résolution de problèmes des poules.

Application

  • Une importante révision du projet a eu lieu en cours de travaux; le plan de travail révisé qui en a découlé était axé sur les pondeuses. Les résultats devraient aider la filière avicole à s’adapter aux changements des systèmes de production qui pourraient augmenter l’exposition des pondeuses au fumier et à l’ammoniac. Ils pourraient également permettre au secteur des pondeuses d’adopter de bonnes techniques de gestion du fumier pour maximiser la santé des oiseaux et la production.

La recherche s'applique aux

Poulets de chair, Pondeuses, Dindons

Pour en savoir plus

Coming Soon.

Le projet a été financé par Agriculture et Agroalimentaire Canada, Le Conseil de recherches avicoles du Canada, et Les Producteurs d’œufs du Canada.